Tic Tac

septembre 17th, 2008 § 1 Commentaire

Tic Tac

J’ai vue sur la pharmacie
C’est mon abri contre la maladie
J’ai la morphine à l’oeil
C’t à cause de Delphine Montreuil
Quand a sort de son bolide
Pour ramasser son Plan B
Ça m’gèle solide

Mais moi mon r’mède
C’est les Tic Tac
C’est mon placebo
contre ma libido

J’ai vue sur l’épicerie
C’est mon abri contre les munchies
J’ai le céleri à l’oeil
C’est un légume qui a du coeur
Comme la plupart de mes amis

Mais moi mon r’mède
C’est les Tic Tac
C’est mon placebo
Quand la faim m’attaque trop tôt

J’ai vu sur la grand’ rue
C’est mon abri contre la monotonie
J’ai ma flaque d’eau à l’oeil
Faudrait pas qu’un truck Panneton
M’la déménage dans face
Chu pas dû pour le gros lot

Mais moi mon r’mède
C’est les Tic Tac
C’est mon placebo

Qu’estu veux… me’l faut
Parce qu’on vit dans un zoo
(Plein d’zoufs!)

Il n’y a que ça de vrai

mars 22nd, 2008 § Laisser un commentaire

Il n’y a que ça de vrai

Il n’y a que les mots idiots, fous, immenses
qui me gonflent les veines à en rompre
que des mots à la fois lustrés et mats
qui déferlent
comme une vague
chaude et salée
pour me retenir au large du continent ordinaire

Il n’y a que les déglingués clavecins
qui me touchent le coeur et libèrent mes peurs
que de délirants instruments qui vibrent
qui sonnent mieux qu’un sonnet
matraqué de vive voix par une cloche fêlée
pour donner un peu d’absurdité à tout ce sens

Il n’y a que le miel
Qui chasse le fiel
et qui sache adoucir le zèle du destin vengeur
et de son armée d’abeilles en furie
que la douceur du palais de papesse
pour que l’unique vie donnée soit nouvelle

Il n’y a que toi
qui l’a compris
qui m’a compris
et pour ça
juste pour ça
je t’aime

Salomé

octobre 23rd, 2007 § Laisser un commentaire

Salomé

Elle chevauche au fouet un tape-cul
plus tout à fait rose
qui avec grâce indispose…

Heureusement Salomé se balance
les hanches
des conventions

De son balcon de princesse,
son rire ailé virevolte bien au-dessus
des jardiniers du béton, des cons

Éclatante fée sans mascarade
qui, par son iris mi-absinthe mi-feu,
détraque mon sismographe laissé en rade…

J’ai pour cette prédestinée
désir tapi d’un curieux pas-de-deux
à l’écho faussement silencieux

Je couperais certes la tête
de quelques denses rimes
pour que Salomé m’accorde enfin ce rythme…

C’est qu’avec cette fleur, par bonheur,
on ne peut jamais deviner
ce qui fera événement

Et pourtant
dès qu’avec classe Salomé tourne le coin,
la magie n’est plus bien loin…

Pellégrinations (sans eau)

octobre 4th, 2007 § Laisser un commentaire

mieux vaut vivre au Vittel

que périr au Perrier

quand on a la touche sèche

septembre 17th, 2007 § 5 Commentaires

7 ans de passe-carreau
7 ans de trèfle à quatre feuilles
7 ans de coeur sur le carreau
7 ans de 2 de pique frimé
7 ans de dame de coeur sur oreillette
7 ans de ...

léopard (sans épinard)

février 13th, 2007 § 28 Commentaires

il était tard
bavard au piano-bar
nectar par-dessus nectar

j’avais le regard ringard
du bambochard
hilare comme Gérard le conard

tsar communard
paradoxe de star
qui prépare son départ

mais oh avatar !
grâce à mon phare de scribouillard
parmi des milliards de salopards

par un froid de canard
dans la forêt des hasards avares
j’ai rencontré mon léopard

j’ai tiré plusieurs coups dare-dare
et j’en ai fait mon peignoir
je suis un veinard…

vie – variante inutile

novembre 25th, 2006 § 12 Commentaires

 
des gallons
des litres
pour rien
matin atteint
plus rien
lire les titres
trouver ça long
 

C’est comme ça/être autre/down dawn

novembre 25th, 2006 § 10 Commentaires

 
Down dawn.
 
Être autre.
 
C’est comme ça.
 
C’est comme ça.
 
Être autre.
 
Down dawn.

Les fouiches achenures d’une cheuse en galuche

août 15th, 2006 § 15 Commentaires

 
Que fait le temps la plupart du temps? 
 
Il danse dans l’ombre d’une rivière inconnue.
Il parle aux arbres sans racines, en cavale.
Il cueille des champignons nauséabonds mais majestueux.
Il désynchronise le son du film qui passe sous les yeux du mourant.
Il amène et tue l’amour-réalité en cascade.

Il regarde la belle promeneuse de biais, mais avec insistance.

Il siffle avec gravité une mélodie infra-sonique.
Il tousse imperceptiblement un hymne à sa propre finalité.
Il transforme les rails en protubérances mal définies.
Il signale son propre numéro mais raccroche assez vite pour que la sonnerie retentisse.
Il distribue des dames aux rois, des rois aux dames, des deux de pique au valets.
Il offre des baisers hostiles, sans langue, en silence.
 
Et tout le reste.
 
Il fait cela en passant.
 

La vie c’est comme une dent (sans Viande)

juillet 13th, 2006 § 6 Commentaires

La vie, c’est comme une dent
D’abord on y a pas pensé
On s’est contenté de mâcher
Et puis ça se gâte soudain
Ça vous fait mal, et on y tient
Et on la soigne et les soucis
Et pour qu’on soit vraiment guéri
Il faut vous l’arracher, la vie

 

Boris Vian

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