La fictionnaire
juillet 19th, 2008 § Laisser un commentaire
Ça la rend folle
De tartiner du papier
A longueur de journée
Ou s’acheter une nouvelle robe
Ça dépend des jours
Pis d’ses peines d’amour
c’est celle des aut’
Si son ch’min
c’t'un rond-point
S’faire bronzer l’nez
Mais faut qu’à travaille
pour payer son bail
Toute la crisse de journée
Parsqu’a sait qu’un jour
A va passer au four
A s’brosse les dents
Pis à r’tourne travailler
pour se changer les idées
Dernières pensées d’Averell premier
mai 11th, 2008 § Laisser un commentaire
Mettons qu’j'attends une situation
Inattendue qui vient pas
Dans ma tête les mouches se touchent
C’est ben long
Mais c’pas grave, ces bebittes-là
(Bzzzzz)
Ètait statistiquement statique
Dans ma tête les fils se touchent
Ça m’a donné un choc
Mais c’pas grave, c’est pas une 100 watt
(solo d’ampoule rouge)
De sirop d’poteau ben collant
Dans ma tête les filles se touchent
C’est ben cheap
Mais c’pas grave, c’pas des vrais
(Dix)
Bat de baseball, Valderi-vadera
Faque faque j’touche du bois
J’pogne des échardes
Mais c’pas grave, la chance m’rentre dedans
(Elle est partie…)
Le cash joue à cache-cache
Dans ma tête les chèques se touchent
Je sens le poisson
Mais c’pas grave, check moé aller
A banque, deux doigts dans l’nez
Ni chaud ni froid
juin 3rd, 2007 § 5 Commentaires
qu’i disaient
à Télé-Météo
suivait ma craque
comme un wagon de métro
un poignard dans l’dos
par une Miss Météo
un poignard dans l’dos
par une miss
Pis n’importe où
qu’on se fout
le thermomètre
Il fait des free games
Pis moé j’ai tilté
Faque j’ai fermé la tévé
parti l’air climatisé
en plein janvier
pis chu allé m’coucher
Chanson mexicaine
mai 27th, 2007 § 12 Commentaires
te faire une toune
que tu pourras pas oublier
dans ton train qui va
avec tes sandales
Faque reste donc à maison avec moé bébé
Provoque-moé pas pour rien
Faut-tu que j’te fasse un dessin?
te faire une toune
qui va te faire brailler
dans ton train qui va
te dropper au Mexique
avec tes sandales
Faque reste donc à maison avec moé bébé
Provoque-moé pas pour rien
Faut-tu que j’te fasse un dessin?
te faire une toune
qui va le scrapper ton voyage
dans ton train qui va
te dropper au Mexique
avec tes sandales
Faque reste donc à maison avec moé bébé
Provoque-moé pas pour rien
Faut-tu que j’te r’fasse ton destin?
10.15 Saturday Night
juin 17th, 2006 § 15 Commentaires
Saturday night
And the tap drips
Under the strip light
And I’m sitting
In the kitchen sink
And the tap drips
Drip drip drip drip drip drip drip drip
For the telephone to ring
And I’m wondering
Where she’s been
And I’m crying
For yesterday
And the tap drips
Drip drip drip drip drip drip drip drip
Le Poinçonneur des Lilas
janvier 18th, 2006 § 16 Commentaires
J’ suis l’ poinçonneur des Lilas
Le gars qu’on croise et qu’on n’ regarde pas
Y a pas d’ soleil sous la terre
Drôle de croisière
Pour tuer l’ennui
J’ai dans ma veste
Des extraits du «Reader Digest»
Et dans ç’ bouquin y a écrit
Que des gars s’ la coulent douce à Miami
Pendant ç’ temps-là je fais l’ zouave
Au fond d’ la cave
Paraît qu’y a pas d’ sot métier
Moi j’ fais des trous dans les joues*
J’ fais des trous, des p’ tits trous, encor des p’ tits trous
Des p’ tits trous, des p’ tits trous, toujours des p’ tits trous
Des trous d’ seconde classe
Des trous d’ première classe
J’ fais des trous, des p’ tits trous, encor des p’ tits trous
Des p’ tits trous, des p’ tits trous, toujours des p’ tits trous
Des p’ tits trous, des p’ tits trous…
J’ suis l’ poinçonneur des Lilas
Pour Invalides, changer à Opéra
Je vis au coeur d’ la planète
J’ai dans la tête
Un carnaval de confettis
J’en ai même jusque dans mon lit
Et sous mon ciel de faïence
Je n’ vois briller que les diamants de la démence*
Parfois je rêve, je divague
Je vois des vagues
Et dans la brume au bout du quai
J’ vois un bateau qui vient m’ chercher
Pour m’ sortir de ce trou où je fais des trous
Mais l’ bateau se taille
Et j’ vois que j’ déraille
Et je reste dans mon trou à faire
des p’ tits trous
Des p’ tits trous, des p’ tits trous
toujours des p’ tits trous
Des p’ tits trous, des p’tits trous…
J’ suis l’ poinçonneur des Lilas
Arts et Métiers, direct par Levallois
J’en ai marre, j’en ai ma claque
De ce cloaque
Je voudrais jouer la fille de l’air
Laisser ma casquette au vestiaire
Un jour viendra, j’en suis sûr
Où j’ pourrai m’évader dans la nature
J’ partirai sur la grand’ route
Coûte que coûte
Mais si pour moi il n’est plus temps
Des p’ tits trous, des p’ tits trous, toujours des p’ tits trous
Y a d’ quoi dev’ nir dingue
De quoi prendre un flingue
S’ faire un trou, un p’ tit trou, un dernier p’ tit trou
Un p’ tit trou, un p’ tit trou, un dernier p’ tit trou
Et on m’ mettra dans un grand trou
Et j’entendrai plus parler d’ trou, de p’ tit trou
De petit trou, de petit trou…
Tango pital (sans médication)
décembre 8th, 2005 § 18 Commentaires
Celui qu’on a à fleur de peau - litisée
C’est le tango des belles hôtesses - ticules molles
Qui apprennent le tango à l’école - lestérol
C’est le tango à l’horizon - talement
Quand danse en jouant du talon - t’as l’onguent ?
Que je te frictionne de bas en haut - régano
Avec la brosse de mon tango - man go!
Qui sont ploguées d’ins vites de char
Qui font bye bye comme des pantins
Articulés par un ressort
Et c’est le tango des manchots
Qui n’ont pas d’mains pour dire: allô
Qui n’ont pas de mots pour dire : Alain
Qui ont tout vu, tout lu, tout bu - reaucratique
Même ceux dont la maman s’est dit - versifiée
Qu’on est parfois bien mieux couché - Roger !
C’est le tango de Carcassone - nade Faulkner
Quand y s’en va dans les barbottes - en rubber
Trinker avec les marginaux - minérales
En se sentant plein comme un nez - mental
C’est le tango des grands niaiseux - à la coque
Qu’on danse pour faire la chasse aux fous - rures de phoque
Pendant les longues soirées, dix verres - de mescal
Ça nous ramène au bord de l’eau - pital
Der kranke Mond (sans musique)
novembre 7th, 2005 § 23 Commentaires
O Lune, nocturne phtisique,
Sur le noir oreiller des cieux,
Ton immense regard fiévreux
M’attire comme une musique!
Tu meurs d’un amour chimérique,
Et d’un désir silencieux,
O Lune, nocturne phtisique,
Sur le noir oreiller des cieux!
Mais dans sa volupté physique
L’amant qui passe insoucieux
Prend pour des rayons gracieux
Ton sang blanc et mélancolique,
O Lune, nocturne phtisique!
Du nächtig todeskranker Mond
Dort auf des Himmels schwarzem Pfühl,
Dein Blick, so fiebernd übergroß,
Bannt mich, wie fremde Melodie.
An unstillbarem Liebesleid
Stirbst du, an Sehnsucht, tief erstickt,
Du nächtig todeskranker Mond,
Dort auf des Himmels schwarzem Pfühl.
Den Liebsten, der im Sinnenrausch
Gedankenlos zur Liebsten geht,
Belustigt deiner Strahlen Spiel, –
Dein bleiches, qualgebornes Blut,
Du nächtig todeskranker Mond!
Valence*** (sans musique ni retenue)
octobre 16th, 2005 § 17 Commentaires
Ta robe sur le tapis
Et toi dans mon lit
Doux présent du présent
Fraîcheur de la nuit
Chaleur de ma vie
Jacques Prévert
*** Variante Serge Faustroll
Alicante (Sans musique, évidemment!)
octobre 15th, 2005 § 4 Commentaires
Ta robe sur le tapis
Et toi dans mon lit
Doux présent du présent
Fraîcheur de la nuit
Chaleur de ma vie
Jacques Prévert