Odette et Guy

octobre 28th, 2007 § Laisser un commentaire

[NDLR: Je ne connais pas Odette et Guy, pourtant je leur ai répondu avec franchise.  J'espère avoir pu crée des liens!]

 

Dimanche, 28 octobre 2007 ( 13h )

Ça nous a fait bien plaisir de vous rencontrer hier soir. C’est toujours agréable d’être en votre compagnie.

Odette et Guy

og@mediom.qc.ca


Bonjour Odette et Guy,

Tout le plaisir était pour nous, voyons!  Les croquettes de poulet étaient délicieuses dans leur sauce aigre-douce.  Le Pepsi était juste à la bonne température.

C’était absolument agréable de passer ces trop brefs instants en votre compagnie.

Je dois avouer que qu’après vous avoir quitté, nous sommes rentrés rapidement à la maison et nous avons fait l’amour toute la nuit.  C’est curieux parce que normalement nous ne le faisons que très rarement.  C’était peut-être vous qui nous avez inspirés!  Un de ces jours il faudrait bien faire la fête à quatre…  Qu’en dites-vous?

Bon, je vais aller me reposer un peu.  Je suis tout courbaturé…

A la prochaine!

André

Salomé

octobre 23rd, 2007 § Laisser un commentaire

Salomé

Elle chevauche au fouet un tape-cul
plus tout à fait rose
qui avec grâce indispose…

Heureusement Salomé se balance
les hanches
des conventions

De son balcon de princesse,
son rire ailé virevolte bien au-dessus
des jardiniers du béton, des cons

Éclatante fée sans mascarade
qui, par son iris mi-absinthe mi-feu,
détraque mon sismographe laissé en rade…

J’ai pour cette prédestinée
désir tapi d’un curieux pas-de-deux
à l’écho faussement silencieux

Je couperais certes la tête
de quelques denses rimes
pour que Salomé m’accorde enfin ce rythme…

C’est qu’avec cette fleur, par bonheur,
on ne peut jamais deviner
ce qui fera événement

Et pourtant
dès qu’avec classe Salomé tourne le coin,
la magie n’est plus bien loin…

Last call

octobre 21st, 2007 § 1 Commentaire

Oui, ça y’est.  Je suis venu vous dire que je m’en vais.

Je n’ai clairement plus ma place ici.  Une évidence antédiluvienne pour vous, chers amis, mais clairement un fait fort récent pour moi, hélas.  Pour marquer le temps aux fers des symboles (une maladie chez moi, vous le savez bien, depuis qu’on se fréquente),…

…je vous fais mes adieux.

Je ne ressens plus le besoin d’écrire publiquement.  Je suis bien trop chroniquement ivre de paresse pour écrire par devoir ou par habitude.  J’ai adoré cette phase très créative, elle m’a permise de devenir meilleur, de palper mes limites, souvent dans l’ombre, parfois dans la lumière.  Mais une phase n’en est pas une si elle ne se termine pas…  L’arbitraire destin trace ici la ligne, dans l’anonymat du 21 octobre 2007.

J’officialise donc mon statut privé.  L’espace continuera d’exister pour moi – je ne crois pas que l’on doive essayer d’effacer les traces du passé -, à moins de tenir à tourner en rond.  Non, il y a douceur et douleur à regarder le passé, mais le loin, de temps en temps, avec tendresse, symboliquement.

Oui, je redeviens citoyen privé.  Je vais écrire à l’occasion, pour moi, pour Elle.  Pour Elle?  Bien sûr. Pourquoi avoir fait tous ces efforts si je ne peux pas en retirer certains bénéfices particuliers?…  Je ne suis pas crétin, j’ai bien vu ce qu’Elles aiment lire…

Il ne faut surtout pas croire à un anodin repli de Faustrollovitch sur lui-même.  C’est exactement le contraire. Ma vie personnelle a été bouleversée par la force des mots, ces fantassins de la liberté et de la franchise.  Il y a deux ans j’étais coincé, silencieux, paralysé.  Mal en point pour tout dire…

Par la création kaléidoscopique j’ai pu m’éclairer à la lanterne de mes maigres flash littéraires. J’ai d’abord pu libérer mon imaginaire comprimé.  Tous les appareils médicaux ultra-modernes tendent vers la même conclusion: la pression dans mon crâne a fortement baissé.  J’ai retrouvé la première des libertés: la liberté d’expression.
Puis, par cet espace, j’ai voulu une femme, une femme fascinante, noire et rouge, une orchidée.  De cette idylle, le temps a déjà beaucoup effacé de ma mémoire, mais le symbole y restera toujours…   C’était la terrible quête de la liberté de désirer.

Après cette histoire, Faustrollovitch était déjà virtuellement un fantôme…  Il avait mené le navire à bon port: sa mission libératrice était accomplie… amen…

Bon, je ne vais pas m’éterniser davantage, ce n’est pas mon style, vous savez bien….  Et ce ne sont que des adieux, ne l’oublions pas!  Pas de psycho-magma ici.  Que du symbolique.  Une disparition symbolique.  Une journée dans ma vie.  La fin d’une phase et de début d’une autre.  On se lève Faustrollovitch et on se couche André Cloutier.

La nuit sera bonne.

Pellégrinations (sans eau)

octobre 4th, 2007 § Laisser un commentaire

mieux vaut vivre au Vittel

que périr au Perrier

quand on a la touche sèche

Bill

octobre 4th, 2007 § Laisser un commentaire

Tu sais, Bill,
Pas besoin d’être bilingue
Pour te payer…
Suffit de cracher un texte
D’une facture douteuse

septembre 17th, 2007 § 5 Commentaires

7 ans de passe-carreau
7 ans de trèfle à quatre feuilles
7 ans de coeur sur le carreau
7 ans de 2 de pique frimé
7 ans de dame de coeur sur oreillette
7 ans de ...

Quelques notes sur les possessions matérielles d’un charlatan snob qui se prétend nomade (partie 1)

juillet 21st, 2007 § 15 Commentaires

Mon sac

Caractéristiques

-Surnommé “Ma sacoche” (avec expression de tendresse)
-Possède pas moins de 5 poches de rangements refermables
-Va très bien avec mes Converse usés en usine et mon visage usé, mais de bonne mine
-Donne un prétexte pour aborder les filles qui vont à la salle de bain avec leur sacoche (suffit de me tromper de porte)
-Pratique pour assommer les malfaiteurs, malfrats malfamés et malformés
-Look militaire, parfait pour avoir l’air de faire la guerre (ou d’avoir l’air et paix)
-Achetée chez Ur*** Outf***ers à un prix déraisonnable, mais j’avais mes raisons
-Ganse résistante et ajustable
-Environ un tiers de kilo quand elle ne contient pas de bouteille de vodka
-A l’épreuve des chocs modérés

Contenu

-Calepin, marqueur bleu et crayon à mine usé
-Clés (trop)
-Brosse à dent de secours bleue (bleue la brosse, pas la dent, idiot!)
-Chèques (sans provision)
-Provisions en prévision d’un pic-nic avec ta mère
-Hydratant à lèvres “ChapStick” Menthe-vanille
-Courrier pas ouvert
-Gomme à mâcher Clorets (pour cas aigu d’haleine aliénante)
-Philosophie dans le boudoir, par Sade (au cas où j’irais prendre une bière avec l’envie de philosopher!)
-Tic Tac (anxiolytiques)
-Téléphone avec écouteurs intelligents
-Etui à lunettes
-Verres de contact
-Chocolat 72% noir (miettes)
-Articles (neufs, mais défraîchis) de fornication sécuritaire
-Vieux papiers enroulés divers (contraventions, numéros de téléphone, reçus et autres poussières de vie)
-Ne contient pas de drogue

DKNY

juin 14th, 2007 § 10 Commentaires

DKNY

J’avais une montre
Noire comme la nuit délétère
Précise comme la main sûre du peintre
Racée comme un exquise panthère

Mais elle n’est plus sur moi
Elle est restée là-bas, par accident,
Faisant de moi un hors-la-loi
Faisant de moi un hors du temps


Le lendemain du crime, à mon procès
La couronne a invoqué l’acte manqué

Je n’ai pas cherché à me défendre
Par des circonstances atténuantes

Je n’ai pas cherché à me justifier
Par des causes hasardeuses

Je n’ai pas cherché à gagner du temps
Par des manoeuvres dilatoires

J’ai plaidé coupable sur le champ
sur le divan des accusés


Je ne sais pas combien de sable
S’écoulera du sablier
Je ne sais pas combien de tours ma montre fera
À travers les aiguilles de cette fable
Qu’importe…

Le temps n’est-il pas accessoire?

Ni chaud ni froid

juin 3rd, 2007 § 5 Commentaires

Ni chaud, ni froid

C’est pas ça pantoute
qu’i disaient
à Télé-Météo
mais j’avais chaud

Ça m’coulait dans l’dos…
d’la slime mystique
suivait ma craque
comme un wagon de métro

C’est ça s’faire rentrer
un poignard dans l’dos
par une Miss Météo

C’est ça s’faire rentrer
un poignard dans l’dos
par une miss
qui fait la pluie
pis qui fait le beau temps avec

Ça r’vire les saisons à l’envers

Pis n’importe où
qu’on se fout
le thermomètre
Il fait des free games

Il fait des free games
Pis moé j’ai tilté

Faque j’ai fermé la tévé
parti l’air climatisé
en plein janvier
pis chu allé m’coucher

(Paroles et musique: Gérard)

Chanson mexicaine

mai 27th, 2007 § 12 Commentaires

Chanson mexicaine

Heille bébé m’en va
te faire une toune
que tu pourras pas oublier
dans ton train qui va
te dropper au Mexique
avec tes sandales

(refrain)
Faque reste donc à maison avec moé bébé
Provoque-moé pas pour rien
Faut-tu que j’te fasse un dessin?

Heille bébé m’en va
te faire une toune
qui va te faire brailler
dans ton train qui va
te dropper au Mexique
avec tes sandales

(refrain)
Faque reste donc à maison avec moé bébé
Provoque-moé pas pour rien
Faut-tu que j’te fasse un dessin?

Heille bébé m’en va
te faire une toune
qui va le scrapper ton voyage
dans ton train qui va
te dropper au Mexique
avec tes sandales

(refrain)
Faque reste donc à maison avec moé bébé
Provoque-moé pas pour rien
Faut-tu que j’te r’fasse ton destin?

(Paroles et musique: Gérard)
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